Le cashback, longtemps perçu comme un simple bon plan, s'est maintenant intégré dans les habitudes d'achat des Français. Son fonctionnement est assez simple : en passant par des plateformes dédiées telles que iGraal, Poulpeo ou Widilo, les consommateurs peuvent récupérer une fraction du montant de leurs achats effectués sur des sites partenaires. Selon Pauline Duquesne, responsable marketing chez iGraal, cet outil est devenu essentiel pour optimiser son budget. Une étude de Rakuten France/Ipsos révèle que près de la moitié des acheteurs en ligne en France utilise ce type de service, et cette proportion atteint même 70% chez les jeunes de 16 à 34 ans.

Le marché du cashback est en pleine expansion, avec des prévisions indiquant qu'il pourrait presque doubler d'ici 2029, passant de 7,48 milliards de dollars en 2023 à 15,35 milliards de dollars. Ce phénomène est soutenu par la croissance du commerce électronique et l'essor des applications mobiles. Aujourd'hui, le cashback est proposé par un large éventail d'enseignes dans divers secteurs, tels que les voyages, la mode, la technologie, l'alimentation, l'énergie et même les assurances.

Comment fonctionne le cashback ?

Le principe du cashback est assez direct. Lorsqu'un utilisateur souhaite faire un achat en ligne, il doit d'abord se rendre sur une plateforme de cashback. Une fois redirigé vers le site marchand partenaire, il effectue son achat comme d'habitude. En retour, le commerçant verse une commission à la plateforme pour avoir attiré un nouveau client, et une partie de cette commission est ensuite reversée à l'acheteur sous forme de cashback. Ce dernier peut se présenter sous forme de pourcentage du montant de l'achat, d'une somme fixe ou même de bonus lors de promotions. Contrairement aux programmes de fidélité traditionnels, il s'agit d'argent réel que l'utilisateur peut transférer sur son compte bancaire une fois validé.

La question se pose alors : d'où provient cet argent reversé ? Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les plateformes de cashback ne financent pas directement ces remboursements. L'argent provient des enseignes partenaires qui, grâce à ce système, peuvent attirer de nouveaux clients et accroître leurs ventes. Les plateformes conservent une partie de la commission perçue, ce qui leur permet de fonctionner.

Les raisons de refus de cashback

Malheureusement, il arrive que certains cashback soient refusés, ce qui engendre frustration chez les utilisateurs. Cela peut se produire si le commerçant juge que les conditions d'éligibilité n'ont pas été respectées. Plusieurs scénarios peuvent mener à ce refus : une commande annulée, un retour de produit, l'utilisation d'un code promotionnel non autorisé ou encore des problèmes techniques liés au suivi. Au final, c'est le marchand qui valide la transaction, et donc, la confirmation peut prendre plusieurs semaines, durant lesquelles le statut du cashback évolue de « en attente » à « validé ».

Les utilisateurs peuvent également commettre des erreurs qui empêchent le bon fonctionnement du cashback. L'une des plus courantes est d'oublier d'activer le cashback avant de passer commande. D'autres problèmes fréquents incluent le refus des cookies, l'utilisation d'un bloqueur de publicités, l'ouverture de plusieurs onglets avant l'achat ou encore l'utilisation d'un comparateur de prix juste avant la commande. Ces détails techniques peuvent avoir un impact direct sur l'apparition et la validation du cashback.

En termes de gains, ceux-ci varient considérablement selon les habitudes de consommation. Un utilisateur occasionnel peut constater des économies modestes, tandis que d'autres, qui centralisent leurs dépenses sur des catégories comme les voyages, les assurances ou les achats technologiques, peuvent économiser plusieurs centaines d'euros par an. En moyenne, un membre de iGraal économise environ 120 euros par an grâce au cashback, et certaines promotions permettent de récupérer plusieurs dizaines d'euros sur un seul achat.

Attention à la surconsommation

Avec la montée de l'inflation, le cashback est devenu un réflexe pour de nombreux consommateurs cherchant à préserver leur pouvoir d'achat. Cependant, il est essentiel de ne pas se laisser entraîner dans une spirale de surconsommation pour profiter des offres. Le cashback doit être utilisé comme un moyen d'économiser sur des achats déjà prévus, plutôt que comme une incitation à acheter davantage. Le conseil principal est donc d'activer le cashback pour chaque achat planifié, afin d'optimiser ses économies sans tomber dans le piège de la surconsommation.