Les aires d'autoroute et les stations-service isolées attirent de plus en plus d'escrocs, qui profitent de la vulnérabilité des automobilistes. L'une des arnaques les plus insidieuses se déroule directement à la pompe, sans que la victime ne s'en rende compte. À Ardentes, dans l'Indre, un gérant de la station-service Avia a observé ce type de manège se répéter. Le modus operandi est toujours identique : un individu s'approche d'un conducteur en train de faire le plein, prétextant un problème avec sa carte bancaire. Il propose alors un arrangement apparemment avantageux : faire payer quelques litres d'essence avec sa propre carte, en échange d'un remboursement immédiat en espèces. L'automobiliste, pensant bien faire, accepte et repart serein.
En réalité, l'escroc a orchestré une manœuvre habile. Pendant que l'échange a lieu, il ne raccroche pas complètement le pistolet de la pompe, permettant ainsi à celle-ci de rester activée. Victor Marteau, le gérant de la station, souligne que si le pistolet n'est pas bien remis en place, il suffit de le reprendre pour continuer à faire le plein. La limite d'autorisation est souvent fixée à 150 euros. Une fois la victime partie, l'escroc termine son plein à ses dépens, utilisant la carte du conducteur trompé.
Une escroquerie difficile à détecter
Le plus alarmant dans cette arnaque est que l'automobiliste ne se rend compte de rien avant plusieurs jours. En effet, le débit total n'apparaît sur son relevé de compte qu'après un certain temps. Victor Marteau met en garde : « À la réception du relevé bancaire, la surprise est désagréable, et il est déjà trop tard pour agir ». Retrouver l'escroc ou prouver la fraude devient alors un véritable parcours du combattant.
Cette arnaque à la pompe n'est qu'un exemple parmi d'autres qui fleurissent sur les grands axes, notamment en période estivale. Les forces de l'ordre mettent régulièrement en garde contre d'autres types d'escroqueries. Par exemple, l'escroquerie dite



