À quoi sert l'assurance emprunteur ?
L'assurance emprunteur protège trois parties : la banque (qui récupère le capital en cas de défaillance), votre famille (qui n'hérite pas d'une dette), et vous-même en cas d'invalidité prolongée. Sans elle, aucune banque n'accordera un prêt immobilier.
Les garanties obligatoires et facultatives
Garanties obligatoires
- Décès : remboursement du capital restant dû.
- PTIA (perte totale et irréversible d'autonomie) : équivaut au décès pour les invalides à 100 %.
Garanties exigées par la banque (en général)
- IPT (invalidité permanente totale, ≥ 66 %).
- ITT (incapacité temporaire de travail) : prise en charge des mensualités pendant un arrêt de travail.
- IPP (invalidité permanente partielle, entre 33 % et 66 %), parfois optionnelle.
Comment se calcule le coût de l'assurance ?
Le coût annuel est exprimé via le TAEA (taux annuel effectif d'assurance), qui s'ajoute au TAEG (taux effectif global du crédit). Deux modes de calcul cohabitent :
Capital initial (proposé par les assureurs alternatifs)
La cotisation est calculée sur le capital initial : mensualité fixe pendant toute la durée. C'est généralement plus avantageux en fin de prêt.
Capital restant dû (proposé par la banque)
La cotisation est calculée chaque année sur le capital encore dû : elle diminue avec le temps. C'est souvent plus cher globalement.
Quotité : qui couvre quoi ?
Pour un couple emprunteur, la « quotité » répartit la couverture entre les deux co-emprunteurs (ex. 50/50, 70/30, 100/100). Une quotité 100/100 coûte le plus cher mais offre la sécurité maximale : en cas de décès de l'un, l'assurance rembourse 100 % du capital.
La loi Lemoine : changer d'assurance à tout moment
Depuis le 1er juin 2022, vous pouvez résilier votre assurance emprunteur à tout moment, sans frais, et la remplacer par un contrat à garanties équivalentes. Une demande écrite à la banque suffit ; elle dispose de 10 jours pour répondre. Les économies potentielles atteignent souvent plusieurs milliers d'euros sur la durée du prêt.